La Société Générale prépare sa compliance au RGPD !

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« La banque française a nommé un data protection officer début octobre. Voici les principaux chantiers qu’elle mène pour être prête en mai prochain.

Le Règlement européen sur la protection des données (RGPD) est un sujet très sensible pour les banques. Axa Banque, BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, HSBC France, La Banque Postale, LCL… Contactées par le JDN, aucune d’entre elles n’a souhaité s’exprimer. Seule Société Générale a bien voulu nous parler de sa préparation de cette réglementation, qui se chiffre en « dizaine de millions d’euros », selon elle. Pour le mener à bien, elle a nommé son data protection officer (DPO) en octobre dernier. C’est Antoine Pichot, ancien codirecteur de la stratégie, du digital et de la relation au sein de la banque de détail, qui a pris cette casquette. « En nommant un DPO, Société Générale envoie un signal fort. On montre qu’on prend le sujet au sérieux et qu’on anticipe », s’enthousiasme l’intéressé. Le DPO de la banque de la Défense a plusieurs missions : assurer la mise en conformité du groupe, accompagner les métiers et faire l’interface avec la Cnil.

« C’est historiquement dans la culture d’une banque d’appliquer des règles de confidentialité »

 RGPD

La question de la protection des données personnelles n’est pas nouvelle pour l’établissement bancaire. « Dans son bureau, le conseiller discute avec son client de sujets très intimes. Il sait très bien qu’il ne doit pas divulguer ces informations. C’est historiquement dans la culture d’une banque d’appliquer des règles de confidentialité. Et cette pratique est diffusée au-delà des conseillers », souligne Antoine Pichot. « Depuis longtemps, on manipule beaucoup de données. On a développé un savoir-faire, notamment sur des aspects de sécurité », ajoute-t-il. Société Générale compte depuis plusieurs années dans ses effectifs un correspondant informatique et libertés (CIL), des relais dans le groupe pour accompagner les métiers sur cette problématique et une équipe conformité. Sans compter l’équipe juridique qui participe évidemment à toutes ces mises à niveau. Grâce à ces prérequis, Société Générale a déjà pu démarrer de gros chantiers pour être conforme à GDPR. Mais certains restent encore à mettre sur plan.

Le consentement du client : en construction

Le fameux proverbe « qui ne dit mot consent » n’est pas du tout « GDPR compliant ». L’article 7 stipule que « le consentement devrait être donné par un acte positif clair par lequel la personne concernée manifeste de façon libre, spécifique, éclairée et univoque son accord au traitement des données à caractère personnel la concernant, par exemple au moyen d’une déclaration écrite, y compris par voie électronique, ou d’une déclaration orale. » Société Générale prévoit de lancer des campagnes pour recueillir les consentements des clients en agence et sur le web. La banque spécifiera quel usage elle souhaite faire de chaque donnée du client. « Ce consentement éclairé exige de notre part une demande explicite, simple, très compréhensible et sans équivoque pour le client. La case pré-cochée n’est pas conforme à GDPR par exemple. Le client doit manifester son consentement de manière très claire », insiste le dirigeant. « Concrètement, il faut poser cette question : est-ce que vous m’autorisez à utiliser vos données pour faire de la démarche sur tel autre produit ? Si l’usage de la donnée change, il faut l’avertir de manière très explicite », illustre-t-il.

La transparence vis-à-vis du client : en rénovation

Les petits astérisques en bas de page vont être mis à mal. L’article 12 précise que « le principe de transparence exige que toute information et communication relatives au traitement de ces données à caractère personnel soient aisément accessibles, faciles à comprendre, et formulées en des termes clairs et simples. » « Nous comme en train d’actualiser tous nos documents contractuels, nos brochures disponibles en agences ainsi que les informations sur nos sites pour être le plus transparent possible », assure le dirigeant.

Les procédures d’alertes : en rénovation

Et si des informations ne sont plus protégées ? L’article 33 impose qu’en cas de violation de données à caractère personnel, le responsable du traitement doit le signaler à l’autorité de contrôle compétente dans un délai maximal de 72 heures après en avoir pris connaissance. Si la donnée est jugée très sensible, la banque doit aussi prévenir le ou les clients concernés. S’il ne le fait pas, le régulateur s’en chargera. Pour Société Générale, rien de bien nouveau sous le soleil. « En termes de gestion de crise, nous avons déjà des dispositifs. Nous devons seulement ajouter des « triggers » (des déclencheurs, ndlr) et intégrer ce délai de 72 heures, qui n’existait pas, à nos processus existants », souligne Antoine Pichot.

Le registre des activités de traitement : en reconstruction

Et la pierre angulaire de GDPR est… le registre des traitements. L’article 30 exige des entreprises de plus de 250 salariés de tenir ce document qui comprend notamment le nom et les coordonnées du responsable de traitement, les finalités du traitement ou encore les transferts de données à caractère personnel. Pour Société Générale, ce registre est une opportunité pour tout remettre à plat. « On doit recenser l’ensemble des traitements que nous faisons et qui incluent des données personnelles. Ce n’est pas qu’un recensement c’est aussi l’occasion de se reposer la question de ce traitement, sa finalité, son fondement, des mesures qui l’encadrent… Une fois constitué, on fera vivre ce registre au fil du temps. Ce sera un peu la colonne vertébrale du projet GDPR », résume Antoine Pichot.

Les partenaires en règle : en construction

Les règles s’appliquent à tout le monde. Selon l’article 28, les sous-traitants des banques doivent aussi être conformes à GDPR. Il s’agit des agences de communication, des gestionnaires de DMP, des sous-traitants marketing… Société Générale imagine différents cas pour vérifier leur conformité. « Cela passe de la clause contractuelle qu’on va mettre dans nos contrats pour manifester cet engagement réciproque et cela peut aller pourquoi pas jusqu’au déclenchement d’un audit si on veut s’assurer de la conformité et des dispositifs mis en place par nos partenaires », précise Antoine Pichot.

Le rôle des collaborateurs : en reconstruction

Quels salariés sont concernés par RGPD ? Tout le monde pour la Société Générale, qui a lancé en 2016 un programme sur la protection des données qui touche l’ensemble des collaborateurs du groupe. « Nous nous sommes organisés en deux étages : une équipe centrale qui définit les normes, les principes, la méthodologie, les guidelines. Dans chaque métier, on a des équipes projets dont le rôle est de décliner toutes ces règles et guidelines en fonction du contexte local. Cela concerne notamment le contexte réglementaire local car GDPR laisse un champ aux régulateurs locaux pour adapter certaines choses », précise Antoine Pichot. « Cette organisation à deux étages nous a permis d’onboarder très largement et très tôt l’ensemble de nos métiers. Par conséquent, on a la garantie qu’à la fin on aura un système efficace et adapté au contexte local. »

Privacy by default, sécurité, nouveaux droits… : les autres chantiers

99. C’est le nombre d’articles contenus dans RGPD et autant de potentiels chantiers. Voici quelques exemples.

  • Le privacy by default : ce concept impose de réfléchir à la protection des données personnelles en amont de la conception  d’un produit ou d’un service. « C’est un principe que nous devons inclure dans nos processus », affirme Antoine Pichot.
  • La sécurité : « Tout ce qui tourne autour de la sécurité des données personnelles est déjà inclus dans nos programmes plus globaux de sécurité, notamment de lutte contre la cybercriminalité. »
  • Les nouveaux droits : Il s’agit du droit à la portabilité, du droit à l’oubli… « Nous devons intégrer les droits nouveaux pour nous assurer de la robustesse de nos dispositifs existants dans la perspective d’un volume de demandes plus élevés qu’aujourd’hui. »
  • Les nouvelles responsabilités : « Il y a une sorte de transfert de responsabilité du régulateur vers nous car il nous demande de faire nous-même notre diagnostic sur les traitements, notre analyse de chaque traitement, de son fondement, de sa finalité, des mesures qui vont l’encadrer. Après on prendra nos décisions et on rendra compte a posteriori au régulateur. »

Que se passera-t-il après le 25 mai ? « Ce n’est que le début. C’est un processus d’amélioration en continu. De nouveaux traitements vont arriver, le registre devra vivre. Il restera encore des points à consolider », conclut Antoine Pichot.   »

 

JDN

Pourquoi Ansible est devenu le favori des DevOps

#jeromerose « De nombreuses entreprises commencent à s’appuyer sur Ansible pour l’automatisation de logiciels. Si cet outsider finit par devenir le préféré des DevOps face à Chef et Puppet en raison de son fonctionnement sans agent, son inadaptation aux grands déploiements constitue quand même un talon d’Achille.

Quand on parle d’automatisation de logiciels avec des développeurs et des DevOps, il y a de fortes chances que les noms de Chef et Puppet arrivent dans la conversation. Mais, au cours des 18 derniers mois, le nom d’un moteur d’automatisation open source est de plus en plus cité : celui d’Ansible. Ansible automatise l’approvisionnement logiciel, la gestion de la configuration et le déploiement applicatif. Fondé en 2013, le projet open source a été racheté par Red Hat en 2015 pour un montant estimé à plus de 100 millions de dollars. Ansible ressemble beaucoup à Chef et à Puppet, mais il semble aujourd’hui que c’est de lui que tout le monde parle. Un coup d’œil rapide sur la liste StackShare des 5 outils devops les plus demandés montre que Ansible se situe en 3e position en terme d’offres d’emploi. StackShare considère l’outil comme une compétence nécessaire, juste derrière GitHub et Docker. Red Hat veut également entretenir la popularité d’Ansible : récemment, Jim Whitehurst, le CEO de Red Hat, a déclaré que Ansible entrait dans un tiers de tous les contrats Red Hat.

Alors, qu’est-ce qui rend Ansible aussi attractif ? Selon Paul Delory, directeur de recherche chez Gartner, la raison pour laquelle l’outil a gagné en réputation depuis son acquisition par Red Hat vient peut-être du rachat lui-même. « Comme nous l’avons constaté, l’acquisition par Red Hat a provoqué un surcroît d’intérêt pour le produit, parce qu’il a gagné en crédibilité dans l’entreprise », a-t-il déclaré. Les développeurs de logiciels et la communauté des dévops avaient probablement le sentiment que le support d’Ansible n’était peut-être pas aussi bon que celui de Puppet ou Chef. « Mais, l’arrivée d’Ansible chez Red Hat a comblé cet écart », a-t-il ajouté. « Le support est un élément important pour les entreprises, et la qualité du support disponible est cruciale », a-t-il encore déclaré.

Un fonctionnement sans agent

Mais la popularité d’Ansible ne tient pas seulement à ces nouvelles conditions de support, même si c’est un élément capital pour les clients. Selon Martin Rusev, DevOps d’une entreprise berlinoise qui travaille pour un grand compte, mais aussi pour plusieurs start-ups, dans ces sociétés de petite taille, une partie de la popularité d’Ansible s’explique peut-être par la facilité de la prise en main et de l’utilisation de l’outil. « Cet aspect est important pour les petites entreprises : elles n’ont pas besoin d’un administrateur système dédié pour faire fonctionner Ansible, car n’importe qui peut l’utiliser », explique ainsi Martin Rusev. « Ce qui n’est pas le cas de Chef et de Puppet : il est nécessaire de bien comprendre chaque outil avant de les mettre en œuvre. Ça demande beaucoup plus de temps ». Cependant, il fait remarquer qu’Ansible est également utilisé dans la grande entreprise pour laquelle il travaille, et que beaucoup de grandes entreprises utilisent souvent Ansible combiné à Chef ou à Puppet.

Pour Paul Delory de Gartner, cela s’explique par le fait que dans sa conception, Ansible est fondamentalement différent de Chef et de Puppet. Plus précisément, Ansible fonctionne sans agent : il communique avec les serveurs qu’il contrôle en leur envoyant des « modules » Ansible. Ces programmes sont des sortes de modèles de ressource, fonction de l’état souhaité du système. Et quand Ansible a exécuté ces modèles (en passant par le protocole SSH par défaut), il les supprime. A contrario, Puppet et Chef utilisent tous deux des agents fonctionnant sur les serveurs qu’ils contrôlent. « Chaque approche a ses avantages et ses inconvénients, mais, parce que Ansible est sans agent, il gère plus facilement les commutateurs et les tableaux de stockage », explique le directeur de recherche de Gartner. « Quand on n’est plus dans le domaine du serveur, l’approche sans agent est plus facile. C’est la raison pour laquelle les équipes réseaux (et stockage) se tournent vers Ansible, et les équipes serveurs préfèrent Puppet et Chef ». De la même façon, les développeurs préfèrent Puppet et Chef, construits en Ruby, alors que les devops préfèrent Ansible, basé sur Python. « Généralement, les devops connaissent bien Python. C’est certainement aussi une des raisons pour laquelle ils ont une préférence pour Ansible ».

Pas adapté pour les grands déploiements

Cependant, Paul Delory fait remarquer qu’il existe des solutions pour atténuer la contrainte des agents. « Si vous êtes suffisamment à l’aise avec ces outils, vous pouvez arriver à obtenir ce que vous voulez », a-t-il déclaré. Par ailleurs, il y a une bonne raison pour laquelle Chef et Puppet utilisent des agents : ils peuvent rendre l’automatisation beaucoup plus réactive. « Certes, avec les agents, il y a plus de code et donc plus de bugs possibles. Mais Ansible n’est pas capable d’atteindre la vitesse offerte par un système qui utilise des agents », convient également Martin Rusev. « S’il y a quelque chose avec laquelle je dois interagir quotidiennement, je préfère utiliser un système avec agent, car il est plus simple ». Il ajoute que les problèmes de performance d’Ansible sont aussi plus visibles quand le traitement dépasse la centaine d’hôtes. « Entre 100 et 500, il est préférable peut-être d’utiliser Puppet ou Chef. À certaines échelles, Ansible devient problématique, car il consomme trop de mémoire », explique-t-il encore.

En conclusion, Ansible a la préférence des DevOps parce que sa prise en main est facile et qu’il est simple à utiliser, qu’il est construit sur Python, que son support est crédible et son architecture sans agent permet de contrôler autre chose que des serveurs. L’inconvénient d’Ansible, c’est qu’il ne peut pas être aussi puissant que Chef ou Puppet à partir d’une certaine échelle, qu’il peut souffrir d’un manque de performances – surtout pour les gros déploiements – et son support est encore un peu en deçà de ce que propose ses concurrents. Pour ces raisons, Paul Delory est convaincu que de nombreuses entreprises vont continuer à utiliser Chef et Puppet avec Ansible. « Il ne faut pas croire que les entreprises pourront tout faire avec un seul outil. Beaucoup utilisent d’ailleurs Chef, Puppet et Ansible, pour des tâches différentes. Enfin, peu importe l’outil que vous choisissez. Il y aura toujours des gens pour vous dire que vous avez fait le mauvais choix ».

Article rédigé par Paul Rubens CIO/IDG, adaptation Jean Elyan »

Casino lance se lance dans le business de la data

Plutôt discret jusque-là dans la bataille qui oppose les géants du retail français aux Gafa, le groupe Casino passe à l’offensive. Le groupe de distribution français vient d’annoncer le lancement d’une plateforme data baptisée relevanC dans laquelle les annonceurs pourront consulter « la base de données la plus massive, complète et qualitative sur les consommations des Français, leurs intentions et comportements d’achat ». La plateforme proposera à terme près de 50 millions de profils et 1 100 segments d’audience.

Ce projet piloté avec société Redpill a une ambition affichée : « contrer le quasi-monopole des GAFA et notamment Google et Facebook ». Un discours qui est depuis quelques mois sur toutes les lèvres qu’il s’agisse de groupes médias, d’opérateurs télécom ou d’e-commerçants. C’est aussi le fruit d’une réunion entre le PDG du groupe, Jean-Charles Naouri, son DGA, Julien Lagubeau et le fondateur de Redpill, Marco Tinelli dans le courant de l’été. « Nous voulions réfléchir aux moyens de mettre en place une véritable stratégie data pour le groupe Casino », explique Marco Tinelli.

10 000 magasins et 17,2 millions de visiteurs uniques pour le groupe Casino en France

Pour constituer sa plateforme, Casino s’est appuyé sur les data de ses 10 000 magasins en France (hypermarchés Géant, Casino de proximité, Franprix, Monoprix, Leader Price). A cela s’ajoute l’activité que Casino réalise sur le Web. 90% de son audience sur ce canal provient de son navire amiral Cdiscount. L’e-commerçant français, dont il est actionnaire quasi exclusif depuis 2011, est sur ce terrain le premier poursuivant d’Amazon. Ce dernier cumulait 24 millions de visiteurs uniques sur tous les devices en août 2017 selon Médiamétrie//Netratings contre 17,2 millions pour le groupe Casino.

Le maillage cross-canal de Casino lui permet donc d’observer plus de 60 millions de transactions mensuelles qu’elles soient en magasin ou en ligne. Ces informations seront mises à disposition des annonceurs, des agences et des instituts d’étude à travers la plateforme.

Un modèle de vente de data pure

relevanC mobilise 35 collaborateurs dont une vingtaine de data miners chargés de réaliser tout l’onboarding des données issues des magasins. Une pratique indispensable pour associer une ID online à un acheteur physique. Un travail de fourmi que relevanC a donc choisi de réaliser lui-même plutôt que de le confier à un spécialiste comme Temelio ou Liveramp. La plateforme a réussi à synchroniser 35 millions de profils en l’espace d’un mois et demi. Les 50 millions devraient être atteints d’ici la fin de l’année.

La data RelevanC activable sur Facebook, Appnexus ou Oath

Les data de relevanC ne seront pas activables sur une sélection de médias partenaires. La plateforme sera ainsi connectée à un maximum de sources d’inventaires dont Facebook, Appnexus et Oath. Pour l’ancien patron de Fullsix, il était indispensable de séparer la data du média. « La pratique du bundle ‘media + data’ fait le jeu de Google et Facebook qui ont beaucoup trop d’atouts sur ce terrain-là », estime-t-il.

Une philosophie très éloignée de celle de Gravity

Une philosophie qui est donc diamétralement opposée à celle du projet Gravity qui compte dans ses rangs le groupe Fnac-Darty et qui réserve sa data à des médias partenaires (M6, Conde Nast…). Autre différence notable : la qualité de la data. Casino propose sa data offline là où les membres de Gravity se contentent de proposer leurs cookies Web. On n’y trouve donc pas de donnée loguée en provenance d’un 6play par exemple ou de données d’abonnés de chez Conde Nast. Difficile dans ces conditions d’être aussi performants que Facebook.

Les données de GoSport et Courir disponibles au sein de relevanC

La data de relevanC pourra également être utilisée pour mesurer la performance de campagnes drive-to-store. « Nous serons capables d’identifier les effets d’une campagne online mettant en scène un produit de grande consommation sur ses ventes en magasin, à l’instant T et sur 90 jours », explique-t-il. Des tests ont déjà été menés avec une dizaine d’annonceurs pour mesurer, secteur par secteur, son influence sur les ventes et mettre en place une stratégie de pricing de la data la plus cohérente possible. Marco Tinelli précise vouloir établir une césure claire entre la data dite « certaine », qui pourra être vendue plusieurs euros du CPM, et la data qui l’est moins, de type « look alike », qui sera commercialisée à un prix bien moins élevé. La plateforme devrait être accessible aux partenaires acheteurs d’ici la fin de la semaine.

Dans un univers où c’est le reach qui fait la loi, relevanC a vocation à s’ouvrir à d’autres commerçants. « Nous avons déjà onboardé les données en provenance de GoSport et Courir. Des acteurs de secteurs complémentaires comme la mode ou le voyage devraient nous rejoindre prochainement », annonce Marco Tinelli. Et pourquoi pas des concurrents frontaux comme Auchan ou Carrefour ? Marco Tinelli admet que la réponse n’est pas tranchée. « Plus on aura de data tracée, plus l’offre sera pertinente », précise-t-il, pragmatique.

On peut toutefois douter que Carrefour accepte de mettre sa data à disposition d’une filiale de Casino. D’autant que ce dernier mène un projet similaire en parallèle, lancé il y a plusieurs mois par Georges Plassat. Avec une même ambition : ouvrir la plateforme à d’autres commerçants. L’arrivée d’Alexandre Bompard aurait mis le projet en veille.  Et les géants de la distribution ne sont pas seuls. Criteo a déjà présenté sa plateforme qui permet aux e-commerçants et aux marques de mutualiser leurs données consommateurs. Déjà, il s’agissait de faire le poids face à Amazon…. »

Article redirigé par #jeromerose

L’optimisme au bureau – 1

Imaginez à l’aspect le plus rébarbatif de votre travail, au moment où vous perdez tout espoir, où vous vous trouvez devant une barrière infranchissable.

Je vous invite à prendre connaissance de l’exemple ci-dessous, toute ressemblance avec des personnes déjà rencontrées n’est que pur hasard…

Pierre Fantôme prospecte vend des prestations de services informatiques. Presque tous les soirs entre 17h30 et 21H, il prend contact par téléphone avec des clients potentiels, activité dont il a horreur. Par exemple, il doit prospecter de nouveaux clients à partir d’une liste issue de LinkedIn qui viennent d’accepter un nouveau poste de manager informatique.

Une fin de journée de typique se déroule ainsi :

La première personne appelé raccroche au bout de quelques secondes. La seconde affirme avoir déjà suffisamment de fournisseurs. La troisième, se sentant seule, laisse parler Pierre et l’abreuve ensuite de son récit de sa journée. Au bout d’une demi-heure, il se révèle que la personne n’est pas décisionnaire dans le choix des prestataires. La quatrième lui raccroche au nez après avoir lâché : « Fichez-moi la paix, espèce d’imbécile !  » C’est le moment où Steve se retrouve face à la fameuse barrière. Démoralisé, il regarde le téléphone, la liste, et encore le téléphone. Il feuillette le journal ; il glisse de nouveau un regard sur le téléphone. Enfin, il remballe ses affaires et rentre chez lui.

Or Pierre a le malheur d’être en concurrence directe avec Noémie Argent. Elle, qui effectue le même travail pour une autre ESN à partir d’une liste identique. Mais, quand elle a l’impression d’avoir atteint la barrière, elle ne baisse pas les bras ; sans attendre, elle passe le cinquième puis le sixième coup de téléphone. A son deuxième essai, elle décroche une réunion. Lorsque, trois jours plus tard, la même personne reçoit un appel de Pierre Fantôme, elle informe gentiment qu’elle a déjà suffisamment de fournisseurs.

Noémie va de réussite en réussite, Pierre court au désastre.

Il n’est donc pas étonnant qu’elle s’attaque à son travail avec entrain tandis que son malheureux rival aborde le sien avec mélancolie. Le bon sens veut que le succès rende optimiste, mais nous savons que l’effet peut devenir cause, et l’optimisme favoriser le succès.

 

Nous savons désormais pourquoi : malgré les revers ordinaires, voire les francs échecs de la vie, l’optimisme persévère. Même face au pire obstacle, il ne désarme pas alors qu’à ce stade ses concurrents n’ont déjà plus d’espoir.

C’est là le principe qui préside à la méthode de Noémie.

Elle sait pertinent que, dans son domaine d’activité, seulement un contact téléphonique sur dix en moyenne débouche sur une réunion. Qu’une seule réunion sur deux aboutit à la découverte d’une opportunité de business. Tout sa disposition d’esprit est adaptée pour lui permettre de découvrir le moyen de franchir la barrière et elle utilise un certain nombre de techniques conçues pour maintenir l’optimisme. Techniques que Steve ignore.

#jeromerose from Martin Seligman

Stéphane Leroy (Criteo) meilleur développeur de France 2017

« Le concours du Meilleur Dev de France 2017 s’est achevé en début de soirée, le mardi 19 septembre. Stéphane Leroy (Criteo) remporte le 1er Prix, devant Lowik Chanussot 2e et Noël Nadal en 3e position.

Stéphane Leroy, de l'équipe Criteo (en orange avec son chèque), remporte le 1er Prix du concours Meilleur Dev de France 2017. (crédit : D.F.)
Stéphane Leroy, de l’équipe Criteo (en orange avec son chèque), remporte le 1er Prix du concours Meilleur Dev de France 2017. (crédit : D.F.)

Le palmarès du Meilleur Dev de France 2017 a été dévoilé.

A l’issue d’une compétition débutée en milieu d’après-midi, le podium « était déjà bien constitué » aux dires des organisateurs aux alentours de 19h.

A 19h17, l’épreuve a été stoppée suivie quelques minutes plus tard par l’annonce des résultats. Sur les 1 000 développeurs en compétition, 40 finalistes ont été retenus, parmi lesquels les trois plus rapides du concours.

La 3e place du MDF 2017 est revenu à Noël Nadal.

Il s’agit d’un jeune homme de 19 ans, étudiant à l’ENS Paris Saclay et concourant en tant qu’indépendant. Grâce à son classement, il repart en plus d’un chèque de 500 euros,  avec un très beau cadeau : un CDI proposé par Ametix, le cabinet de conseil en transformation digitale qui organise l’événement.

A la 2e place, on trouve Lowik Chanussot

Il est membre de l’équipe Criteo qui repart avec 2 000 euros. Le premier prix est son confrère Stéphane Leroy, également membre de l’équipe Criteo. « Je suis très content. C’est facile quand on connait les réponses mais avec le stress et le temps limité c’est toujours limite », a déclaré l’heureux gagnant qui a mis seulement 23 minutes pour répondre aux deux premières questions.

Criteo très représenté dans ce palmarès

En tout, l’éditeur français est parvenu à placer sept finalistes dans le concours. En effet, la stratégie de placer peu de développeurs- mais ses meilleurs – a porté ses fruits.

« Nous sommes venus à 28. A la première session, 7 Criteos ont été sélectionnés, à la seconde session, 5. Ce qui a donné 12 Criteos à la finale », nous a précisé Pierre Grimaud, ingénieur logiciel senior chez Criteo qui a supervisé la participation du groupe au concours.

Des questions taillées sur mesure

Les questions des deux premières sessions de poule ont été réalisées par la société Isograde, spécialisée dans les évaluations en compétences bureautiques, les tests de recrutements et les concours de code. Concernant les questions de la session finale, elles ont été rédigées par l’association Prologin.

Prologin se donne pour missions de faire découvrir l’apprentissage du code aux plus jeunes et propose des stages de formation aux jeunes filles, en effet, ces dernières sont toujours sous-représentées parmi les développeurs.

MDF

Une haie d’honneur composée de super-héros et légendes du cinéma d’héroic-fantasy accueillait les 5000 visiteurs du MDF 2017 « 

Google acquiert l’entité Pixel de HTC pour 1,1 Md$

« Après le rachat et la revente de Motorola Mobility entre 2011 et 2014, Google tente une nouvelle acquisition sur le marché des smartphones. Cette fois, la firme de Mountain View acquiert l’entité mobile du fabricant taïwanais HTC (en difficulté) pour 1,1 Md$. Elle s’attache ainsi une équipe de 2 000 ingénieurs et designers avec lesquels elle collaborait déjà.

Le Pixel, conçu par Google avec les équipes de HTC, est le 1er smartphone à intégrer Assistant. (crédit : D.R.)
Le Pixel, conçu par Google avec les équipes de HTC, est le 1er smartphone à intégrer Assistant. (crédit : D.R.)

Google ne semble pas avoir été échaudé par le rachat de Motorola Mobility en 2011, qui s’est soldé 2 ans et demi plus tard par sa revente à Lenovo. Sur ce marché des smartphones, la firme de Mountain View acquiert cette fois la division mobile du fabricant taïwanais HTC pour 1,1 Md$ en numéraire. Pour mémoire, Google avait déboursé 12,5 Md$ pour Motorola Mobility et l’avait revendu 2,9 Md$, mais en gardant au passage le portefeuille de brevets. L’accord avec HTC prévoit aussi pour Google une licence non exclusive sur la propriété intellectuelle du fabricant taïwanais. Cette acquisition se produit alors que HTC rencontre des difficultés financières. Ce dernier a subi des pertes sur 9 trimestres de suite, ainsi qu’une baisse de son chiffre d’affaires depuis 2013. Le rachat auquel il concède va entraîner le passage d’environ 2 000 de ses ingénieurs et designers chez Google, mais l’industriel taïwanais garde ses usines, avec les coûts inhérents. Outre-Atlantique, certains observateurs, comme le chroniqueur de Bloomberg Tim Culpan, se montrent sceptiques sur l’intérêt de cette vente pour HTC qui se sépare de ce fait d’une équipe d’excellence mais continue à devoir assumer les coûts de ses usines.

Dans un billet, Rick Osterloh, vice-président senior responsable chez Google de l’entité matérielle, rappelle pour sa part que HTC est un partenaire de longue date. « Nous avons réalisé ensemble quelques premières dans l’industrie, comme le 1er smartphone Android en septembre 2008, sorti sous le nom de HTC Dream, également connu comme le T-Mobile G1, de même qu’en 2010 le Nexus One, puis la tablette Nexus 9 en 2014 et le smartphone Pixel l’an dernier », égraine le responsable hardware. Lui-même est un ancien de Motorola, passé par Google entre 2012 et 2014 puis revenu en avril 2016 pour y organiser la division consacrée aux matériels. « L’an dernier, nous avons lancé notre première famille de produits Made by Google, incluant le Pixel, Google Home, Google Wifi, Daydream View et Chromecast Ultra et nous nous apprêtons à dévoiler notre seconde génération de produits le 4 octobre », poursuit Rick Osterloh. Il se dit encore plus inspiré par ce qui doit arriver les 5, 10 et même 20 prochaines années.

HTC prépare un autre smartphone et se concentre sur la RA, l’IA et l’IoT

L’équipe de HTC qui rejoint celle de Google travaille donc déjà de façon rapprochée avec elle sur le Pixel. « Et nous sommes enthousiasmés de voir ce que nous pouvons faire en étant réunis. (…) Ce n’est que le début de l’activité hardware de Google », conclut Rick Osterloh, en évoquant les développements sur les capacités de base, le logiciel (tel Google Assistant) et le matériel.

De son côté, HTC va donc lui aussi poursuivre son activité smartphone en se concentrant sur un portefeuille plus réduit et en privilégiant l’efficacité opérationnelle et la flexibilité financière, explique le fabricant dans un communiqué. Il conservera dans ses rangs des ingénieurs travaillant actuellement sur son prochain modèle de téléphone qui fera suite au HTC U11 lancé cette année. L’industriel étendra par ailleurs son activité de réalité virtuelle et l’écosystème associé et investira dans les technologies de prochaine génération, notamment dans l’Internet des objets, la réalité augmentée et l’intelligence artificielle. Cet été, HTC a passé de 950 à 700 euros le prix de son casque de réalité virtuelle Vive.

La transaction entre Google et HTC est soumise aux approbations réglementaires habituelles. Si tout se passe comme prévu, elle devrait être finalisée au début de l’année prochaine. »

Le goût de vivre

Le goût de vivre

 

On naît homme, mais on devient humain, explique Edouard Zarifian dans « Le Goût de vivre ». Et ce qui nous distingue des autres espèces, c’est la parole, qui nous permet d’avoir une vie psychique, d’éprouver des sentiments. Si tous les cerveaux sont faits à l’identique, notre psychisme nous rend unique, il construit notre singularité.

 

keep calm_positive

 

Raison pour laquelle le sentiment d’aller bien et l’éprouvé de la souffrance sont des réalités forcément individuelles et subjectives. Il semble pourtant que la souffrance psychique que connaît notre société moderne soit liée, pour chacun de nous, à un déficit de la parole, qui nous isole les uns des autres. Retrouverons-nous cette parole manquante ?

La pensée positive

Mythe nº2 : La psychologie positive = la pensée positive

La psychologie positive ou l’art de la positive attitude ? Méthode Coué, “je vais bien, tout va bien”, « le bonheur ça se décide ! »…

Si c’était si simple, ne serions-nous pas tous heureux ? La réalité est bien plus complexe.

Ceci dit, il est vrai que nous avons tendance à surestimer l’impact des circonstances extérieures sur notre bien-être émotionnel, et ce faisant, à sous-estimer l’influence majeure de nos attitudes ou de notre regard sur le monde… Souvent aussi, nous allons remarquer plus facilement tout ce qui ne marche pas dans notre vie avant de voir tout ce qui marche bien. Idem pour notre famille, nos collègues, la societé en générale … Ce “negativity bias” provient d’un biais négatif hérité de nos ancêtres primitifs pour permettre la survie de l’espèce, une tendance naturelle à remarquer plus facilement ce qui ne va pas, à se méfier, plutôt que de se laisser aller à savourer tout ce qui nous est favorable. De nombreuses études montrent que la pratique régulière de certains exercices pratiques permet de renverser cette tendance, ce qui nous permet ensuite de mieux voir ce qui va bien dans la vie, et être un peu plus positif sans pour autant négliger tout ce qui va mal !